Entre Gap et Embrun, je vous mène aujourd’hui goûter en images et en bavardages, aux joutes visuelles des voûtes de Chanteloube, viaduc centenaire. Sans aucun doute, l’escapade nous envoûtent. Ambiance.

Sur la plage abandonnée. Le dériveur attend paisiblement que les eaux se ravivent pour partir à nouveau à la dérive. En ce mois d’avril, le niveau est bas pour préparer la belle fonte qui cascade pour l’heure au compte-goutte tout là-haut.

Direction Assistée. A votre arrivée au viaduc, vous serez accueillis par 9 panneaux de bois. Certains mots exploseront dans votre esprit comme mille confettis d’évasion. Paradis, criques sauvages, ile de la tortue… Tant de mots qui valsent dans un imaginaire à mi-chemin entre Pirate des Caraïbes et une illustration vintage des années 76 au bout de la Californie.

Quai turquoise. Il est toujours troublant de voir autant de couleurs dignes des plus intimes îles lointaines, au cœur d’un petit bout de France profonde comme ici dans les Hautes-Alpes. Face aux falaises éphémères d’hiver, Serre-Ponçon lance des promesses d’été avant l’heure, comme des feux de bengale un soir de crépuscule.


Sur le Pont. Il y a ce petit truc qu’on appelle plénitude hors saison. Le viaduc ne déroge pas à la règle en conférant aux rares voyageurs, des moments de connivence ultime avec la nature.
Le tumulte est rangé aux oubliettes, la routine plonge dans les abysses peu profondes. Ici, l’instant présent s’insinue avec malice, délice et gourmandise dans vos iris.
21 degrés en ce mois d’avril, on a trouvé la passerelle vagabonde qui mène dans la ruelle si rare du bonheur.


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