Aujourd’hui, je vous mène à Montfort, percevoir l’atmosphère qui règne aux abords de la Chapelle Saint-Donat, une des plus merveilles d’un petit pays sauvage et patrimonial, entre Manosque et Sisteron.

1040-2026 : 986 printemps ont passé. La chapelle panse ses plaies. Des bénévoles, pierre par pierre, il y a quelques décennies, ont restauré ce haut lieu spirituel, classé aujourd’hui monument historique. Elle ne se visite qu’à l’extérieur, qu’importe, le charme opère, malicieux, déroutant, inspirant, là sur la butte oubliée des belles heures de Provence. Pour ne rien gâcher, nous sommes à une période où la printemps se mue de chrysalide en papillon, semant le long de son vol plané, des orchidées, des floraisons et un timide feuillage au vert juteux.

Sentiment d’élévation : en guise de fenêtres, les petites pupilles en forme d’arche semblent contempler le ciel. Vous connaissez mon appétence pour personnifier les paysages. Ici, je m’en donne à cœur joie tant la bâtisse vit pleinement, malgré le temps qui passe, malgré le poids des années, et existe à sa manière dans son habit minéral. Emouvant.

Au pied du mur : l’heure est à la méditation. On vit dans une telle époque où l’une des guerres réside à oublier la seconde d’avant pour se précipiter vers la seconde d’après avec des peurs constantes, qu’on en occulte le plaisir de poser un jalon, baliser, construire patiemment, raisonner, pour mieux se souvenir du passé et affronter plus dignement le futur. Face à ce mur géant et posé, la patience et l’instant présent me font signe. Et c’est un pur trésor en nos temps « sables mouvants ».

Les couleurs qui rassurent : beige rosé, gris bleuté, jaune doré… en posant notre regard sur la façade, on se prend à ressentir les nuances et les pigments. Dans cette palette, une douce chaleur se propage, et des rêves de sables lointains soufflent dans notre esprit, comme une brise enveloppante. Visiter un lieu, c’est aussi prendre le temps de poser son fardeau quotidien et remplir son panier à imaginaire. Le défi fonctionne à plein régime ici.
L’Alpin Malin, le guide du « Mieux voyager, consommer et vivre dans nos vallées »…

L’Alpin Malin est devenu, grâce à vous, la référence digitale du slow tourisme et de la slow life dans les Alpes depuis 2020, avec près de 30 000 abonnés sur les réseaux sociaux et 10 millions de vues tous supports confondus…
Animée par Grégory, la plateforme « Slow Friendly » vous fait explorer les « douceurs » de nos montagnes, artisanats et paysages, avec émotion, épicurisme et authenticité, au fil des 4 saisons.
À travers des papiers d’ambiance, des reportages, interviews et idées de sorties, le média mêle carnet de voyage digital, création de contenus, et bonnes adresses.
1 média, 3 formats complémentaires :
- Les réseaux sociaux, pour inspirer et partager depuis 2020.
- Le site web, pour explorer, découvrir et prolonger l’expérience depuis 2022.
- Le magazine en ligne bimestriel, une nouvelle invitation à ralentir, à partir d’octobre 2026.
1 adage : ralentir le rythme, mieux voyager, mieux vivre et mieux consommer dans nos vallées…
Parce que les Alpes, ne se visitent pas seulement : elles se vivent, se ressentent et se savourent tranquillement.





